L’expédition d’Al-Ghaba ou l’expédition de Dhu Qarad en muharram de la septième année de l'Hégire
L’expédition de Dhu Qarad eut lieu en muharram de la septième année de l'Hégire. Ce fut une poursuite contre un détachement de Fazara qui avait attaqué les chamelles laitières du Messager d'Allah ﷺ. La poursuite prit fin lorsque les musulmans atteignirent Dhu Qarad et empêchèrent ces gens d’accéder à l’eau, puis le Prophète ﷺ rejoignit l’armée le soir.

L’expédition de Dhu Qarad eut lieu en muharram de la septième année de l'Hégire. Ce fut une poursuite contre un détachement de Fazara qui avait attaqué les chamelles laitières du Messager d'Allah ﷺ. La poursuite prit fin lorsque les musulmans atteignirent Dhu Qarad et empêchèrent ces gens d’accéder à l’eau, puis le Prophète ﷺ rejoignit l’armée le soir.
Elle représente une étape de l’activité militaire après Le traité de Hudaybiya, marquée par le passage de la défense à la dissuasion et à la poursuite lorsque cela était nécessaire.
Et, en muharram de cette année : selon l’avis prépondérant, ce fut l’expédition de Dhu Qarad.
Cela signifie qu’un groupe de Fazara a attaqué les chameaux du Prophète ﷺ et les a emportés. Les musulmans sont alors sortis à leur poursuite jusqu’à un lieu appelé Dhu Qarad, les ont empêchés de boire, puis le Prophète ﷺ est rentré ensuite à Médine.
L’information mentionne que les Fazara se livraient à des actes de piraterie contre les chamelles laitières du Messager d'Allah ﷺ, et que cette expédition fut, selon l’avis prépondérant, la première menée par le Messager d'Allah ﷺ après Hudaybiya et avant Khaybar.
La présence, autour de Médine, de groupes bédouins se livrant au pillage et à la piraterie, et la nécessité de les dissuader et de protéger Médine ainsi que les bêtes des musulmans.
Les agresseurs ont compris que toute atteinte à Médine et aux biens des musulmans ne resterait pas sans réponse, et l’efficacité de l’organisation militaire rapide dans la protection des ressources est apparue.
Parmi les expéditions de la septième année après Hudaybiya, et elle est considérée, selon l'avis le plus vraisemblable, comme l'une des premières expéditions après Hudaybiya.
Elle a montré que la prédication n’empêche pas de protéger la société et de repousser l’agression.
Elle a consolidé l’autorité de l’État islamique dans les environs de Médine.
Elle a protégé les biens et le bétail et a donné aux gens un sentiment de sécurité.
Elle a enseigné le courage, l’entraide et la maîtrise de soi après la victoire.
Elle a contribué à bâtir la sécurité publique autour de Médine.
Elle a prouvé la rapidité de la réponse militaire et la protection des ressources vitales.
Commandant de la ghazwa, il rejoignit l’armée à la tombée de la nuit
Héros de la première poursuite, il appela les hommes, les lança à sa suite et les cribla de traits
Il possédait le cheval monté par Salama ibn al-Akwa
Commandant de l’attaque contre l’arrière-garde
Parmi les cavaliers du Prophète ﷺ qui rattrapèrent les hommes
Il rattrapa Abd al-Rahman, le frappa d’un coup de lance et le tua
Il faisait partie des cavaliers qui rattrapèrent les fugitifs
La victoire vient d’Allah, tout en prenant les moyens.
La justice dans la riposte et l’absence d’agression après avoir pu agir.
La protection de la société contre le chaos et le pillage.
La mise en évidence de la capacité du commandement à préserver la sécurité.
La préservation des chameaux, des chamelles laitières et de ce qui s’y rattache comme subsistance.
L’éducation des Compagnons à l’initiative et au courage.
L’existence d’une organisation permettant une réponse rapide aux crises.
Transformer la force en outil de préservation de l’ordre, non d’agression.
L’atteinte aux biens publics ou privés et la menace contre la sécurité locale.
La nécessité d’une réponse rapide et de la protection des ressources, avec une force encadrée par les valeurs.
L’importance de la préparation sécuritaire et administrative pour protéger la société.
La sécurité exige de dissuader l’agresseur et de ne pas laisser le chaos s’étendre.
Le courage avec la discipline et sans témérité.
Il ne convient pas de transposer les détails de l’expédition à toute réalité contemporaine sans tenir compte de la charia et du système en place.
L’événement s’inscrivait dans le contexte d’un État naissant et d’un environnement tribal armé, alors qu’aujourd’hui il existe des systèmes et des lois différents.
La protection des droits et des biens doit se faire par des moyens licites et dans la mesure du besoin.